L’autorisation de mise sur le marchĂ© (AMM) est l’accord donnĂ© Ă  un titulaire des droits d’exploitation d’un mĂ©dicament fabriquĂ© industriellement pour qu’il puisse le commercialiser1. Cette procĂ©dure existe tant en mĂ©decine humaine qu’en mĂ©decine vĂ©tĂ©rinaire, pour laquelle existe gĂ©nĂ©ralement une agence et une procĂ©dure distincte (en France : l’ANSES).

Lorsqu’un laboratoire pharmaceutique dĂ©sire mettre en vente un produit de santĂ© — mĂ©dicament, produit d’analyse, etc. —, il doit prĂ©senter un dossier auprès de l’autoritĂ© compĂ©tente concernĂ©e. L’AMM est dĂ©livrĂ©e soit par les autoritĂ©s nationales compĂ©tentes (telles que l’Agence nationale de sĂ©curitĂ© du mĂ©dicament et des produits de santĂ© (ANSM), l’Agence fĂ©dĂ©rale des mĂ©dicaments et des produits de santĂ© (AFMPS) pour la Belgique, Swissmedic pour la Suisse) en cas de procĂ©dure nationale ou de reconnaissance mutuelle, soit par l’Agence europĂ©enne des mĂ©dicaments (EMA) en cas de procĂ©dure centralisĂ©e. Aux États-Unis, les demandes sont Ă  formuler auprès de la Food and Drug Administration (FDA).

Pour chaque indication, on évaluera son efficacité thérapeutique mise en regard du médicament et de la maladie. Ceci est généralement désigné par « rapport bénéfice/risque ».

Un retrait d’AMM peut ĂŞtre demandĂ© en cas de dĂ©couverte d’effets indĂ©sirables Ă  long terme dans le cadre d’une pharmacovigilancequi entraĂ®neraient une balance bĂ©nĂ©fice-risque dĂ©favorable.